
Eddy Gustave, pionnier des musiques afro-caribéennes
Notre journaliste Amalia Ninine lui a consacré un documentaire diffusé sur Guadeloupe La 1ère en avril 2026, dans l’émission Horizons. Un travail de trois ans. Une Guadeloupéenne qui retourne aux racines, qui pose une caméra sur un homme que son pays n’a pas toujours suffisamment regardé.
De Morne-à-l’Eau aux scènes parisiennes
Né à Morne-à-l’Eau en 1926, il apprend le solfège enfant avant de partir dans l’Hexagone. C’est à Paris qu’il bascule vraiment dans la musique — les clubs de jazz, la scène antillaise, le cabaret La Canne à Sucre. Le saxophone s’impose. Dans les années 1960, il est musicien professionnel.
Un label, 500 artistes, une logique de transmission
Il produira plus de 500 artistes antillais et africains via son label Eddy Son, dans une logique de soutien à des musiciens que les circuits traditionnels ignoraient. De Bébé Manga à x en passant par , Eddy Gustave à non seulement marquer sa génération, mais a transmis son savoir au génération suivantes, qui continuent encore aujourd’hui de suivre ses pas.
Eddy Gustave est mort le 29 mai 2026. Il avait 99 ans. Saxophoniste, compositeur, producteur, il est l’une des rares figures à avoir fait entrer les musiques afro-caribéennes dans les circuits grand public français, sans jamais renier ce qu’elles portaient.
Le film montre un homme actif, attaché à la transmission. Pas nostalgique, présent, qui anticipe déjà le futur des artistes guadeloupéen•nes.
Le documentaire est disponible sur france.tv, dans l’émission Horizons de Guadeloupe La 1ère (diffusé le 21 avril 2026) : ici
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